Optimisez votre expérience client grâce à l’omnicanal

Optimisez l’expérience client grâce à une stratégie omnicanale

Une stratégie omnicanale relie les différents canaux utilisés par les clients. Téléphone, e-mail, chat, SMS, formulaires et réseaux sociaux partagent ainsi le même contexte. Le client peut changer de canal sans devoir recommencer sa demande.

Cependant, proposer plusieurs moyens de contact ne suffit pas. L’entreprise doit aussi centraliser les informations, coordonner ses équipes et définir des procédures communes. Découvrez comment construire un dispositif cohérent, mesurable et adapté aux besoins de vos clients.

Qu’est-ce qu’une stratégie omnicanale ?

Une stratégie omnicanale organise l’ensemble des interactions autour d’un parcours client unifié. Son objectif consiste à assurer une continuité entre les canaux physiques et numériques.

Elle peut notamment intégrer :

  • les appels téléphoniques entrants et sortants ;
  • les e-mails ;
  • les formulaires du site internet ;
  • le chat en ligne ;
  • les SMS ;
  • les applications de messagerie ;
  • les réseaux sociaux ;
  • les échanges réalisés en agence ou en magasin.

L’entreprise rassemble l’historique de ces échanges dans un outil partagé. Ainsi, le conseiller retrouve les informations déjà transmises et comprend plus rapidement la situation.

Quelle différence entre multicanal et omnicanal ?

Une organisation multicanale met plusieurs moyens de contact à la disposition du client. Toutefois, chaque canal peut fonctionner séparément. Les informations reçues par e-mail ne sont alors pas toujours accessibles à l’équipe chargée des appels.

Dans une organisation omnicanale, les canaux communiquent entre eux. Le client conserve donc la continuité de son parcours lorsqu’il passe du chat au téléphone ou du magasin au service client.

Critère Approche multicanale Approche omnicanale
Canaux disponibles Plusieurs Plusieurs
Partage des informations Partiel ou inexistant Centralisé
Historique client Fragmenté Accessible aux équipes autorisées
Changement de canal Risque de rupture Continuité du traitement
Pilotage Indicateurs séparés Vision consolidée

Une entreprise peut donc proposer six canaux et rester multicanale. Elle devient réellement omnicanale lorsque ces canaux partagent les informations et les règles de traitement.

Pourquoi adopter une stratégie omnicanale ?

Assurer une expérience cohérente

Le client attend une information identique sur l’ensemble des points de contact. Les réponses données au téléphone doivent correspondre aux informations disponibles sur le site, dans les e-mails et auprès des autres services.

Cette cohérence limite les incompréhensions. De plus, elle renforce la confiance lorsque plusieurs collaborateurs interviennent sur un même dossier.

Éviter les répétitions

Un client peut commencer sa demande sur le chat, envoyer un document par e-mail puis appeler pour obtenir une précision. Grâce à l’historique partagé, le conseiller reprend le dossier sans recommencer tout le diagnostic.

Le client gagne du temps. Par ailleurs, l’agent dispose immédiatement des éléments nécessaires pour apporter une réponse pertinente.

Adapter le service aux préférences du client

Certains clients privilégient le téléphone pour une demande urgente. D’autres préfèrent l’e-mail afin de conserver une trace écrite. Le chat convient souvent aux questions simples.

Une stratégie omnicanale laisse donc le choix du canal. Elle permet aussi d’orienter la demande vers un autre canal lorsqu’une situation devient plus complexe.

Améliorer le travail des conseillers

La centralisation réduit la recherche d’informations et les transferts inutiles. Les agents comprennent mieux le contexte et peuvent se concentrer sur la résolution de la demande.

En revanche, l’outil doit rester simple à utiliser. Une accumulation d’interfaces ou de procédures peut produire l’effet inverse.

Mieux piloter la relation client

Les données consolidées permettent d’analyser les volumes, les délais et les motifs de contact. L’entreprise peut alors repérer les demandes récurrentes et les principales ruptures du parcours.

Elle utilise ensuite ces informations pour améliorer ses procédures, former les équipes ou enrichir sa base de connaissances.

Comment construire une stratégie omnicanale efficace ?

1. Cartographier le parcours client

Commencez par recenser les étapes traversées avant, pendant et après l’achat. Pour chacune, identifiez le canal utilisé, l’équipe responsable et les informations nécessaires.

Cette cartographie doit faire apparaître :

  • les principaux motifs de contact ;
  • les volumes par canal ;
  • les délais observés ;
  • les transferts entre services ;
  • les informations demandées plusieurs fois ;
  • les situations qui génèrent des réclamations.

2. Sélectionner les canaux utiles

Une entreprise n’a pas besoin d’être présente partout. Chaque canal supplémentaire demande des ressources, une formation et une supervision.

Il vaut donc mieux gérer correctement quelques canaux pertinents. Leur sélection dépend du profil des clients, de l’urgence des demandes et de leur complexité.

3. Centraliser les informations dans un CRM

Le CRM rassemble les coordonnées, les demandes et les actions réalisées. Il aide les équipes à retrouver l’historique lorsque plusieurs collaborateurs interviennent.

Cependant, le logiciel ne résout pas tout. L’entreprise doit également définir des règles de saisie et de mise à jour. Sans cette discipline, les informations restent incomplètes.

4. Définir les règles de routage

Chaque demande doit parvenir à la personne compétente. Le routage peut tenir compte du canal, du motif, de la langue, du niveau d’urgence ou des compétences nécessaires.

Par exemple, le chat peut traiter une question simple. En revanche, un dossier sensible doit être dirigé vers un conseiller expérimenté ou un responsable.

5. Organiser les procédures d’escalade

Les agents doivent savoir quand traiter une demande, quand solliciter un expert et quand prévenir un responsable.

La procédure doit préciser :

  • les situations nécessitant une escalade ;
  • les niveaux de responsabilité ;
  • les délais de prise en charge ;
  • les informations à transmettre ;
  • le suivi à réaliser après le transfert.

6. Former les équipes

Une réponse téléphonique ne se construit pas comme un e-mail ou une conversation par chat. Les agents doivent donc maîtriser les codes de chaque canal.

La formation doit également couvrir les produits, le ton de la marque, les procédures internes et la protection des données.

7. Lancer une phase pilote

Un lancement progressif limite les risques. L’entreprise peut commencer par un type de demande, une équipe ou un canal. Elle analyse ensuite les résultats avant d’élargir le dispositif.

Quel canal choisir selon la demande ?

Situation Canal adapté Principal avantage
Demande urgente ou complexe Téléphone Échange immédiat et possibilité de reformulation
Envoi d’un document E-mail ou espace sécurisé Traçabilité et transmission des éléments
Question simple Chat Réponse rapide pendant le parcours numérique
Confirmation ou rappel SMS Message court et rapidement visible
Information récurrente FAQ ou base de connaissances Réponse immédiate en libre-service
Réclamation publique Réseau social puis canal privé Prise en charge visible et traitement confidentiel

Le canal recommandé dépend également du contexte. Le client doit toujours pouvoir joindre un conseiller lorsqu’un parcours automatisé ne résout pas son problème.

Quels outils utiliser ?

Le CRM

Le CRM constitue le socle de la connaissance client. Il centralise l’historique et facilite la coordination entre les équipes autorisées.

La plateforme de gestion des interactions

Cette solution regroupe les appels, les e-mails et les conversations numériques. Elle peut distribuer les demandes selon leur priorité et les compétences disponibles.

La base de connaissances

Une base de connaissances rassemble les procédures et les réponses validées. Elle accélère le travail des conseillers tout en améliorant la cohérence du service.

Les outils d’automatisation

L’automatisation peut identifier le motif d’une demande, envoyer une confirmation ou proposer une réponse simple. Elle libère alors du temps pour les dossiers complexes.

Toutefois, elle ne doit pas enfermer le client dans un parcours sans issue. Un transfert vers un conseiller doit rester possible.

Les tableaux de bord

Les outils de supervision suivent les volumes, les délais et la qualité. Ils permettent également d’adapter les ressources aux variations d’activité.

Quels indicateurs suivre ?

Une stratégie omnicanale doit mesurer l’efficacité opérationnelle et la qualité de l’expérience client.

  • Délai de première réponse : temps avant la première prise en charge.
  • Taux de résolution au premier contact : proportion de demandes réglées sans nouvel échange.
  • Taux de réitération : clients qui reprennent contact pour le même motif.
  • Taux de transfert : demandes transmises à une autre équipe.
  • Délai de résolution : durée nécessaire pour clôturer le dossier.
  • Volume par canal : répartition des interactions.
  • Qualité des réponses : précision et conformité du traitement.
  • Satisfaction client : perception du service après l’échange.

Il faut analyser ces indicateurs ensemble. Réduire la durée des appels n’est pas utile si les clients doivent rappeler plusieurs fois.

La norme ISO 18295-1 relative aux centres de contact client propose un cadre applicable aux services internes et externalisés.

Comment protéger les données dans un parcours omnicanal ?

L’omnicanalité rassemble des informations provenant de plusieurs sources. Elle exige donc une gouvernance claire des données.

L’entreprise doit notamment :

  • collecter uniquement les informations nécessaires ;
  • limiter les accès selon les responsabilités ;
  • utiliser des comptes nominatifs ;
  • tracer les opérations sensibles ;
  • définir des durées de conservation ;
  • encadrer les accès des prestataires ;
  • prévoir une procédure de gestion des incidents ;
  • former les équipes aux risques humains.

La CNIL rappelle les principes essentiels du RGPD, notamment la finalité, la minimisation et la sécurité des données personnelles.

Lorsqu’un prestataire situé hors de l’Union européenne accède aux données, l’entreprise doit également encadrer ce transfert selon les règles applicables.

Quelles erreurs éviter ?

Ajouter trop de canaux

L’ouverture d’un canal crée une attente de réponse. Si l’entreprise ne peut pas le superviser correctement, l’expérience client se dégrade.

Conserver des outils séparés

Des outils qui ne communiquent pas reproduisent les limites du multicanal. Le conseiller perd le contexte et le client doit répéter sa demande.

Automatiser sans intervention humaine

Les réponses automatiques conviennent aux demandes simples. En revanche, un conseiller doit pouvoir reprendre rapidement les situations complexes ou sensibles.

Négliger la formation

Une technologie performante ne compense pas une mauvaise connaissance des procédures. La formation et les contrôles qualité restent indispensables.

Mesurer uniquement la rapidité

Une réponse rapide peut rester incomplète. Il faut donc rapprocher les délais du taux de résolution, de la qualité et de la satisfaction.

Peut-on externaliser un service client omnicanal ?

Oui, une entreprise peut externaliser son service client omnicanal. Elle doit toutefois définir précisément les activités confiées et les responsabilités de chaque partie.

L’externalisation peut notamment permettre de :

  • prendre en charge plusieurs canaux ;
  • étendre les horaires de disponibilité ;
  • absorber les variations saisonnières ;
  • accéder à des compétences spécialisées ;
  • renforcer la continuité du service ;
  • concentrer les équipes internes sur les dossiers sensibles.

L’entreprise doit néanmoins conserver la maîtrise de sa stratégie, de ses engagements et de ses données.

Comment choisir un prestataire omnicanal ?

Le prix ne constitue pas le seul critère. Avant de confier la gestion de la relation client, vérifiez :

  • la compréhension de votre activité ;
  • les méthodes de recrutement et de formation ;
  • la compatibilité des outils ;
  • les procédures de contrôle qualité ;
  • les engagements de service ;
  • la continuité d’activité ;
  • la protection des données ;
  • les conditions de réversibilité.

Une phase pilote permet ensuite d’évaluer le fonctionnement réel avant d’étendre le périmètre.

ProContact vous accompagne dans votre stratégie omnicanale

ProContact accompagne les entreprises dans l’externalisation de leur relation client. Selon vos besoins, nos équipes peuvent prendre en charge les appels, les e-mails, les formulaires et différents traitements associés.

Notre accompagnement peut notamment couvrir :

  • les appels entrants et sortants ;
  • le traitement des e-mails et des formulaires ;
  • le support de premier niveau ;
  • la prise de rendez-vous ;
  • les enquêtes de satisfaction ;
  • les opérations administratives liées à la relation client.

Chaque projet commence par l’analyse des besoins, des volumes et des outils existants. Cette étape permet de définir le périmètre, les procédures et les indicateurs adaptés.

Questions fréquentes sur la stratégie omnicanale

Faut-il proposer tous les canaux disponibles ?

Non. Sélectionnez les canaux réellement utilisés par vos clients. Chaque canal doit pouvoir être suivi et traité dans un délai cohérent.

Un CRM suffit-il pour devenir omnicanal ?

Non. Le CRM centralise les informations, mais il faut également connecter les outils, harmoniser les procédures et former les équipes.

Quelle est la différence principale entre multicanal et omnicanal ?

Le multicanal propose plusieurs canaux. L’omnicanal relie ces canaux afin de conserver l’historique et le contexte de la demande.

Peut-on externaliser seulement certains canaux ?

Oui. Une entreprise peut conserver les dossiers sensibles en interne et confier certains appels, e-mails ou chats à un prestataire.

Comment éviter que le client répète sa demande ?

Il faut centraliser l’historique, identifier correctement le dossier et transmettre le contexte lors de chaque changement de canal.

Quels indicateurs suivre en priorité ?

Commencez par le délai de réponse, le taux de résolution au premier contact, le taux de réitération et la satisfaction client.

Stratégie omnicanale : l’essentiel à retenir

Une stratégie omnicanale ne consiste pas à ouvrir le plus grand nombre de canaux possible. Elle vise à coordonner les interactions, les données et les équipes autour d’un parcours cohérent.

Commencez par analyser les demandes réelles. Choisissez ensuite les canaux et les outils adaptés. Enfin, mesurez les résultats afin d’améliorer progressivement le dispositif.

Vous souhaitez structurer ou externaliser votre service client omnicanal ? Présentez-nous votre projet grâce à notre formulaire de contact.

Pour aller plus loin

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