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Externalisation : quels sont les facteurs d’un projet réussi en tout point ?

Les facteurs réussite externalisation reposent sur quelques principes simples : choisir le bon partenaire, définir les objectifs, maîtriser les coûts et suivre la qualité. Depuis plusieurs années, les entreprises utilisent l’externalisation pour gagner en efficacité. Cependant, une délégation mal préparée peut produire l’effet inverse.

L’objectif consiste donc à confier certaines activités sans perdre le contrôle. Ainsi, l’entreprise peut concentrer ses ressources sur son cœur de métier. Elle bénéficie aussi de compétences spécialisées et d’une organisation plus flexible.

Quels sont les principaux avantages de l’externalisation ?

L’externalisation permet d’abord de confier certaines tâches à un prestataire spécialisé. L’entreprise conserve néanmoins la maîtrise des objectifs et des résultats.

De plus, elle peut éviter certains investissements importants. Le prestataire dispose déjà des ressources, des outils et des compétences nécessaires.

Les principaux avantages sont les suivants :

  • concentrer les équipes internes sur les missions stratégiques ;
  • accéder rapidement à des compétences spécialisées ;
  • réduire certains coûts de recrutement et de formation ;
  • augmenter la flexibilité opérationnelle ;
  • accompagner plus facilement les variations d’activité.

Cependant, ces bénéfices apparaissent seulement lorsque le projet repose sur une organisation claire.

Les facteurs réussite externalisation à anticiper

Les facteurs réussite externalisation concernent autant la préparation que le pilotage du prestataire. En effet, le choix du fournisseur ne représente qu’une étape.

Il faut également définir les coûts, les responsabilités et les indicateurs. Ensuite, l’entreprise doit organiser le suivi de la prestation.

1. Évaluer précisément les coûts

Avant d’externaliser, l’entreprise doit connaître le coût réel de l’activité en interne. Cette étape permet de comparer correctement les solutions.

Il faut notamment prendre en compte :

  • les salaires ;
  • le recrutement ;
  • la formation ;
  • le management ;
  • les outils ;
  • les infrastructures ;
  • les remplacements.

Ainsi, la comparaison ne repose pas uniquement sur le prix facturé par le prestataire.

2. Définir le niveau de qualité attendu

Le coût ne doit jamais devenir le seul critère. En effet, la qualité conditionne directement la réussite de l’externalisation.

L’entreprise doit donc définir ses attentes dès le départ. Elle peut préciser les délais, les standards de réponse et les niveaux de service.

Ensuite, elle peut mesurer régulièrement les résultats obtenus.

3. Maîtriser son activité avant de la déléguer

Une entreprise doit comprendre le processus qu’elle souhaite externaliser. Sinon, elle aura du mal à contrôler la prestation.

Il faut donc documenter les tâches, les procédures et les cas particuliers. De plus, les équipes internes doivent savoir quels résultats attendre.

Cette préparation facilite ensuite la transmission au prestataire.

4. Choisir un partenaire plutôt qu’un simple fournisseur

Un bon prestataire ne se limite pas à exécuter des tâches. Il doit aussi comprendre l’activité de son client.

De plus, il doit pouvoir proposer des améliorations. Son expérience peut alors aider l’entreprise à optimiser ses processus.

La qualité de la communication reste également essentielle. Ainsi, les deux parties peuvent ajuster rapidement l’organisation.

5. Préparer la phase de transition

La transition représente une étape sensible. Pourtant, elle est parfois sous-estimée.

Il faut définir clairement :

  • le calendrier ;
  • les responsabilités ;
  • les formations ;
  • les outils à utiliser ;
  • les procédures de contrôle ;
  • les solutions de retour en arrière.

Ainsi, l’entreprise limite les risques lors du démarrage.

6. Suivre les KPI

Le suivi des performances fait partie des principaux facteurs réussite externalisation. Sans indicateurs, il devient difficile de mesurer la qualité réelle.

Les KPI peuvent concerner les délais, la qualité, les volumes ou la satisfaction client.

Pour approfondir ce sujet, consultez notre article sur les indicateurs de performance indispensables en externalisation.

Ensuite, l’entreprise et le prestataire peuvent analyser les écarts. Ils ajustent alors les processus lorsque cela devient nécessaire.

7. Mettre en place des instances de pilotage

Une collaboration durable nécessite des échanges réguliers. Les deux parties doivent donc partager leurs informations.

Selon la taille du projet, plusieurs niveaux de pilotage peuvent être prévus :

  • réunions opérationnelles régulières ;
  • comités de pilotage ;
  • revues stratégiques ;
  • plans d’amélioration.

Cette organisation permet d’identifier rapidement les difficultés. De plus, elle renforce la transparence.

Le contrat fait partie des facteurs réussite externalisation

Le contrat sécurise la relation entre l’entreprise et le prestataire. Il doit reprendre les engagements essentiels du projet.

Il s’appuie généralement sur un cahier des charges préparé en amont.

Le contrat peut notamment préciser :

  • le périmètre de la mission ;
  • les responsabilités de chaque partie ;
  • les méthodes utilisées ;
  • les niveaux de service ;
  • les tarifs ;
  • les règles de confidentialité ;
  • les modalités de résiliation.

Par conséquent, il réduit les zones d’incertitude. Il facilite aussi la résolution des désaccords.

Quelles clauses faut-il particulièrement surveiller ?

Les obligations du client

Le client doit fournir les informations nécessaires au prestataire. Il doit aussi définir clairement ses besoins.

De plus, il doit signaler les contraintes internes susceptibles d’affecter la prestation.

Le devoir d’information du prestataire

Le prestataire doit informer son client des difficultés rencontrées. Il doit également proposer des solutions lorsque cela est nécessaire.

Ainsi, les problèmes peuvent être traités avant qu’ils ne deviennent critiques.

Les règles de résiliation

Le contrat doit préciser les conditions de fin de collaboration. Cela concerne notamment les délais et les éventuels frais.

Une procédure claire protège donc les deux parties.

La clause de réversibilité

La réversibilité permet au client de reprendre l’activité. Il peut aussi la transférer vers un autre prestataire.

Cette clause doit préciser les conditions de restitution des données et des procédures.

La protection des données

Lorsque le prestataire traite des données personnelles, le contrat doit également encadrer leur utilisation.

La CNIL détaille les obligations applicables aux sous-traitants dans le cadre du RGPD.

Il faut donc définir les accès, les responsabilités et les mesures de sécurité.

Comment réussir durablement son externalisation ?

Une externalisation efficace repose sur un équilibre. L’entreprise doit conserver la maîtrise de son activité. Cependant, elle doit aussi laisser au prestataire suffisamment d’autonomie pour apporter son expertise.

Les facteurs réussite externalisation reposent donc sur la préparation, la transparence et le suivi. Le prix reste important, mais il ne suffit pas.

En préparant correctement le projet, l’entreprise peut construire une collaboration solide. Elle bénéficie alors d’un partenaire capable d’accompagner son développement.

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Pour aller plus loin

Externalisation : les indicateurs de performance indispensables

Indicateurs de l’externalisation :  les KPI (Key Performance Indicators – KPI) permettent aux entreprises de quantifier leurs objectifs pour contrôler régulièrement leurs performances et déterminer ce qui fonctionne et ce qui doit être amélioré. Chaque secteur d’activité possède ses indicateurs, mais qu’en est-il des centres d’appels au sein d’un centre de contact ?

Indicateur de performance : définition

L’indicateur de performance est une valeur mesurable qui donne une visibilité directe sur les données et tendances. Il est utilisé à plusieurs niveaux pour évaluer la capacité de l’entreprise à atteindre ses objectifs. Il se divise en deux catégories : de haut niveau. Qui se concentre sur la performance globale de l’entreprise. Tandis que celui de bas niveau va se concentrer sur les processus de services tels que les ventes. Le marketing, les ressources humaines, le support, etc.

Quels indicateurs de performance pour les centres d’appels ?

La surveillance des indicateurs de performance revient aux responsables de centres d’appels qui recueillent les différentes données à travers plusieurs plates-formes axées sur divers processus métier. Ainsi, lorsque vous préparerez l’externalisation de l’un de vos services. Il convient de faire le point avec votre prestataire quant aux indicateurs de performance qui seront surveillés. En fonction des attentes de votre entreprise.

Exemple d’indicateurs de performance pris en compte dans le cadre de l’externalisation de vos ressources humaines. Enquête de satisfaction, télésecrétariat, téléprospection et télémarketing :

Appels en attente actifs : cette métrique donne un aperçu du nombre d’appels actuellement dans la file d’attente. Elle est essentielle pour l’équipe de téléopérateurs, qui peut ainsi adapter son rythme de travail en conséquence. Le but est s’assurer que le trafic correspond aux objectifs de l’entreprise tout en récoltant des informations en temps réel sur la charge de travail des opérateurs téléphoniques.

Plus longue durée d’attente pour un appel : cette métrique est plus importante qu’il n’y paraît ! Sa mesure comprend à la fois la durée de mise en attente cible et la longueur de mise en attente la plus importante par jour. Elle permet de prendre des mesures nécessaires afin de préserver la fidélité des clients.

Par exemple, en augmentant le nombre d’agents en appel.

Heure de pointe du trafic : cette métrique permet de cibler les tranches horaires les plus occupées. Afin de préparer et de planifier suffisamment d’agents.

Indicateurs d’état du centre d’appels.

Cet indicateur de performance clé donne un aperçu des performances des équipes à travers plusieurs autres indicateurs. Ces mesures donnent une idée des capacités et des performances actuelles au sein d’une même équipe.

Abandon d’appel : cette métrique donne un aperçu du nombre d’appels déconnectés avant interaction avec le téléopérateur et fournit également le contexte du numéro des appels déconnectés par rapport aux appels actifs et en attente.

Temps de traitement moyen.

Cette métrique permet de surveiller la durée moyenne d’un appel afin de comprendre la charge de travail nécessaire pour chaque appel. Elle aide également à connaître les performances et l’efficacité des agents.

Coût par appel : cette métrique prend en considération le taux horaire de chaque agent.

Les ressources mises à disposition pour générer un appel, les investissements faits dans l’équipement d’appel. Sa surveillance est essentielle pour éviter toute perte de coût.

Satisfaction du client : elle permet d’avoir une vue directe sur les performances des téléopérateurs.

Ont un impact direct sur la perception que les clients ont des entreprises.

Temps de traitement post-appel.

Cette métrique permet de contrôler l’efficacité des agents dans l’exécution du travail qui suit un appel afin de déterminer le temps qui doit être alloué pour cette action.

Temps d’attente : s’il est déconseillé de mettre les clients en attente.

Cette métrique permet d’avoir un aperçu du temps d’attente moyen d’un appelant avant connexion avec un téléopérateur.

Appels des clients traités dès la première minute.

Les clients n’aiment pas attendre avant d’être connectés à un opérateur, aussi, cette mesure permet de s’assurer que les appels des clients sont traités dans les délais impartis.

Taux d’arrivée des appels.

Cette mesure permet de suivre le nombre d’appels entrants par jour au cours des 30 derniers jours. Ainsi, les responsables peuvent identifier les tendances et de déterminer les jours durant lesquels le nombre d’appels était particulièrement bas ou élevé.

Résolution d’appel.

Cette mesure permet de suivre le nombre d’appels résolus et de rechercher des données plus spécifiques, telles que le taux de résolution du premier appel et le nombre d’appels nécessitant une résolution ultérieure.

Taux de réussite d’établissement d’appel (Call Setup Success Rate – CSSR).

Toutes les tentatives d’appel ne sont pas concluantes, aussi, le taux de réussite d’établissement d’appel donne une idée du taux d’établissement d’appel abouti selon le cahier des charges fourni par le client.

Temps perdu à cause de problèmes technologiques.

Pour le prestataire, il est important de comprendre les temps d’arrêt et de pouvoir identifier les causes de cette perte de production. Cette mesure particulière fournit donc un aperçu du temps total d’arrêt dû à des problèmes technologiques.

Taux d’arrivée des appels.

Cette mesure du taux fournit des informations sur le nombre d’appels entrants sur une période donnée.

Messagerie de rappel : cette métrique indique le nombre total de messages laissés avec un numéro de rappel. Le prestataire devra donc surveiller le nombre de clients qui ont laissé des messages demandant un rappel afin de s’assurer que tous les messages sont traités en temps et en heure.

Toujours selon le cahier des charges fourni par le client.

Répétition des appels : cette métrique permet d’identifier les problèmes récurrents. Grâce à elle, lorsqu’un problème particulier se produit à un taux de fréquence élevé.

Les équipes peuvent hiérarchiser leurs tâches le temps de la mise en place d’un correctif, sans pour cela impacte négativement la production.

Utilisation de l’agent.

Cette métrique donne une vue du temps total passé par les agents sur les différentes tâches liées à un appel. Elle aide également à évaluer la productivité des équipes par rapport aux objectifs définis.

Taux de fin d’appel.

Cette métrique permet de surveiller le nombre total d’appels connectés et terminés avec succès par rapport au nombre d’appels ayant échoué.

Pour aller plus loin

Envie d’externaliser ? 8 points essentiels à analyser

Aujourd’hui, grâce à l’externalisation, les entreprises débordées ou devenues trop dépendantes des délais peuvent déléguer un ou plusieurs services auprès de spécialistes. Toutefois, le marché des sociétés spécialisées dans l’outsourcing est immense, aussi, il peut être difficile pour l’entrepreneur d’avoir une idée exacte de la qualité du travail, de la conformité avec les normes, de la supervision, de la transmission pertinente des informations. En plus de cela, l’entrepreneur doit pouvoir déterminer quel(s) service(s) externaliser et quels sont ceux que son entreprise va conserver : le but est qu’aucune action vitale ne soit prise en main par un tiers, aussi spécialiste soit-il. Les bonnes questions à se poser avant d’externaliser !

Si vous êtes en pleine réflexion quant à l’externalisation, voici 8 points essentiels sur lesquels vous pouvez travailler afin de prendre la meilleure décision pour votre entreprise. Avant de vous lancer, découvrez aussi pourquoi choisir ProContact comme partenaire d’externalisation.

Le prestataire : son histoire, son évolution et sa valeur ajoutée

L’externalisation ne s’improvise pas, car il en va du développement et de la réussite de votre entreprise. Ainsi, il est essentiel de prendre le temps nécessaire, comme vous le feriez pour choisir un responsable d’équipe ou un collaborateur clé, afin de déterminer quel prestataire répondre exactement à vos besoins et à l’ambition de votre entreprise. Concrètement, procédez à une vérification poussée de son savoir-faire : possède-t-il les ressources nécessaires pour prendre en main la mission que vous souhaitez lui confier ? Peut-il illustrer cela avec des exemples ?

N’hésitez pas à comparer plusieurs prestataires en répartissant les tâches afin de déterminer celui qui sera le plus efficace, le plus fiable et choisissez celui qui sortira nettement du lot. Cela demandera du temps et un investissement financier, néanmoins, le gain en vaut la peine pour votre entreprise.

Bien déterminer ce qui sera délégué au prestataire et ce qui sera gardé en interne

La meilleure approche consiste à déterminer avec exactitude quelles tâches :

  • Peuvent être effectuées avec simplicité et pour lesquelles il existe un processus à suivre,
  • Nécessitent des informations supplémentaires, une amélioration des processus au fil du temps ou la participation d’autres membres de l’équipe du fait de leur importance

Ainsi, vous parviendrez à comprendre quelles tâches peuvent être déléguées, car simples et celles qui doivent impérativement être gérées en interne, du fait de leur importance au niveau de votre organisation. Gardez à l’esprit que les collaborateurs en interne sont à même de comprendre l’entreprise, sa culture et ses objectifs.

Une externalisation supervisée par un responsable interne

L’externalisation n’est en aucun cas signe de désengagement total de la part de l’entreprise cliente. Qu’il s’agisse d’externaliser, par exemple, vos ressources humaines, votre service d’enquête de satisfaction afin de mesurer la qualité de vos prestations, votre télésecrétariat, votre téléprospection ou même votre télémarketing, vous devez confier la supervision de l’ensemble à un responsable interne. En l’absence d’un tel profil au sein de votre entreprise, il est temps de rechercher la personne qui gérera le processus et qui travaillera avec l’équipe d’outsourcing pour s’assurer qu’elle fournit un travail de qualité et dans les délais. Ce responsable travaillera de concert avec le responsable de projet pour s’assurer que tous les acteurs sont au diapason, avec des objectifs planifiés et atteignables.

Embaucher un consultant pour créer une Procédure Opérationnelle Normalisée irréprochable

L’externalisation d’un ou plusieurs services tient à sa qualité et aux résultats qui en découlent. Pour déterminer ces deux éléments, il est essentiel d’avoir une expertise en interne et si tel n’est pas le cas, vous devez engager un consultant. Ce dernier aura donc pour mission de créer une Procédure Opérationnelle Normalisée (PON) en auditant et en observant la manière de procéder de vos propres collaborateurs. En cas de défaillance, il pourra également vous aider à recruter un profil externe afin d’y remédier.

Un processus d’externalisation documenté

Ce processus documenté repose en grande partie sur l’importance du cahier des charges, qui formalise vos attentes et sécurise la relation avec votre prestataire.

Avec choisissant l’externalisation, votre but est de gagner du temps et de permettre aux membres de votre équipe interne de se concentrer davantage sur des tâches plus prioritaires. Pour cela, comment allez-vous pouvoir déterminer la qualité de travail d’un prestataire ? La meilleure manière de procéder consiste à « mettre à l’essai » les entreprises spécialisées potentielles en leur fournissant un processus clairement rédigé et documenté pour la réalisation des tâches qui vous intéressent. En documentant au maximum ce processus, vous pourrez maintenir le contrôle quant à la qualité et la cohérence entre vos attentes et les résultats livrés, avec une révision minimale. De plus, en tant que partenaire, le bon prestataire doit pouvoir être à même de vous prodiguer des conseils qui permettront d’améliorer vos processus.

Le temps, un allié incontournable et essentiel

Une fois que vous avez choisi les tâches que vous souhaitez externaliser, déterminez le temps et les coûts nécessaires à leur réalisation en interne. C’est ensuite que vous allez commencer à intégrer petit à petit des sources externes dans la réalisation de ces mêmes tâches, afin de comparer la productivité des deux parties (interne et externe) par rapport au coût.

Les métriques en main, privilégiez de plus en plus le prestataire en investissant en priorité dans les tâches respectueuses des délais et du budget impartis, tout en réduisant celles qui se rapprochent de vos marges de fonctionnement habituelles.

Quelle qualité, fiabilité, communication et responsabilisation ?

Un bon prestataire doit pouvoir vous garantir quatre caractéristiques : la qualité de ses équipes et de son matériel, sa fiabilité, son sens de la communication et sa prise de responsabilité. Plus clairement, vous pourrez externaliser lorsque vous certain que l’entreprise choisie :

  • Fournit un travail de qualité,
  • Possède des équipes toujours disponibles,
  • Des superviseurs capables de communiquer clairement et efficacement,
  • Qu’elle est toujours prête à prendre du travail supplémentaire

Toujours externaliser des tâches sans valeur ajoutée pour votre entreprise

Dernier point et non des moindres, il est important pour le développement de votre entreprise d’externaliser uniquement les tâches non essentielles, qui prennent trop de ressources en interne. Ces tâches doivent concrètement empêcher vos équipes de se concentrer sur le cœur de métier de votre entreprise. Si vous constatez qu’une tâche est prise en main en interne sans que cela ait des conséquences sur le travail habituel, revoyez les points de votre projet d’externalisation.

En prenant soin de peser et de décortiquer chaque tâche que vous souhaitez confier à l’externalisation, vous déterminerez plus facilement les difficultés et des points de croissance de votre entreprise.

Pour aller plus loin

Zoom sur le CRM

Vous projetez d’externaliser un ou plusieurs services notamment ceux liés à la relation client, afin de dynamiser le développement de votre entreprise. Au cours de ce processus, vous entendez parler de CRM, Customer Relationship Management, Gestion de la Relation client en français. De quoi s’agit-il exactement ? (voir aussi notre article Zoom sur le logiciel CRM) Zoom sur cet outil capable de transformer cette étape en un outil extraordinaire sur de nombreux points.

CRM – Définitions

Le CRM est à la fois une technologie, un processus et une stratégie. Les entreprises l’utilisent dans le cadre de la gestion des interactions avec les clients actuels et potentiels, car il représente une équation complète :

  • Rationalisation des processus,
  • Établissement des relations avec les clients,
  • Augmentation des ventes,
  • Amélioration du service clientèle,
  • Accroissement de la rentabilité

En d’autres termes, le système de gestion de la relation client permet aux entreprises d’améliorer leurs relations commerciales, la communication entre les différents acteurs internes, mais aussi avec les clients et fournisseurs. Il permet d’enregistrer, de consigner et d’analyser les différentes interventions avec les utilisateurs, de gérer et d’entretenir la relation avec les clients potentiels et les clients fidélisés.

Les nombreux avantages du CRM

Cette liste d’avantages n’est pas exhaustive, néanmoins, il est important de retenir que le CRM :

  • Collecte, analyse, organise les interactions entre l’entreprise et ses clients, permettant à chaque acteur de la chaîne commerciale d’exploiter les données récoltées.
  • Le système centralisé du CRM permet d’améliorer la gestion, le suivi, d’accéder aux historiques des contacts grâce à l’enregistrement de toute interaction.
  • Permet aux différents services de l’entreprise d’interagir en toute souplesse.
  • D’augmenter la productivité en allégeant, par exemple, les tâches administratives des commerciaux.
  • Fournit aux responsables des ventes toutes les données nécessaires, à jour et en temps réel, afin, par exemple, d’évaluer la viabilité de certaines transactions.
  • Les responsables quant à eux disposent d’un outil capable de fournir des prévisions précises, leur donnant une visibilité sur les ventes en cours.
  • Quant aux équipes de vente, elles peuvent analyser les données présentes afin de prévoir les prochaines tendances chez les clients, grâce à un système d’analyse prédictive.
  • L’outil est l’assurance d’obtenir des rapports fiables grâce à une vue globale des tunnels de ventes, permettant ainsi de contourner tout problème susceptible de survenir.
  • En plus de rendre les données assimilables, les rapports améliorent la productivité des équipes en faisant gagner du temps sur l’extraction manuelle des données ou à travers des tableaux croisés dynamiques.
  • Fournit des reportings qui permettent d’améliorer la conversion des clients aux moments opportuns, quel que soit le canal de vente.

Fonctionnement du CRM sous format logiciel

Les entreprises qui adoptent le CRM veulent :

  • Améliorer la gestion des contacts,
  • Dynamiser la collaboration entre équipes,
  • Accroitre la productivité,
  • Gérer les ventes,
  • Prévoir des ventes ciblées,
  • Obtenir des rapports chiffrés,
  • Améliorer les statistiques des ventes,
  • Satisfaire et conserver les clients de manière exponentielle,
  • Améliorer leur ROI marketing,
  • Enrichir leurs produits et services

Pour cela, le logiciel CRM va analyser les interactions entre l’entreprise et ses clients, notamment en enregistrant et en conservant les informations des clients de l’entreprise : numéro de téléphone, adresse e-mail, etc. En même temps, il va extraire, organiser, stocker des informations précises afin d’améliorer continuellement la relation client.

L’importance du CRM

Le CRM est donc indispensable pour plusieurs raisons.

Approfondir leurs relations avec plusieurs acteurs importants :

  • Les clients,
  • Les utilisateurs de services,
  • Les collaborateurs,
  • Les fournisseurs,
  • Les partenaires

Mais également tisser des relations solides et durables, tout en gardant une trace des clients et prospects, dans une démarche de fidélisation.

Pour cela, le CRM dispose d’un tableau personnalisable par les entreprises, facilement consultable et utilisable par les collaborateurs.

Tirer profit de son CRM – Service par service

Oui, le CRM est généralement utilisé comme un outil marketing et de vente, toutefois, rien n’empêche d’autres services de profiter de ses nombreux avantages. Quelques exemples :

Au service de vente, le CRM permet de mieux comprendre leur pipeline de ventes, notamment en fournissant aux directeurs des informations sur les objectifs de vente, les produits, les campagnes, les performances de l’équipe, etc. Du côté des commerciaux, le CRM contient suffisamment d’informations pour creuser les profils des clients.

Du côté des ressources humaines, le CRM permet de gagner du temps en accélérant le suivi des performances des salariés ou encore les processus de recrutement.

Le CRM, un outil centré sur le client !

Le CRM est un système de gestion entièrement centré sur le client, avec des objectifs et une vision claire sur la manière dont le client doit vivre son expérience. Si l’on reprend le rapport de Gartner intitulé à juste titre « Amélioration de l’expérience client », l’expérience client nourrit le CRM, car chaque contact entre un client et l’entreprise est une occasion de susciter un avis, quel qu’il soit. Ce contact va donc être essentiel afin de fidéliser le client à travers une image positive, durable.

Aujourd’hui, on parle de qualité, y compris en matière de relation client, aussi, les entreprises ont tout intérêt à proposer un service, une prise en charge personnalisée, qui vont venir activer positivement la sensibilité du consommateur.

Le CRM et l’externalisation

Si vous souhaitez approfondir le sujet côté outils, consultez également notre article dédié au fonctionnement du logiciel CRM.

Si vous cherchez une solution pour offrir une expérience client adaptée en fonction de vos cibles, si vous souhaitez que votre entreprise génère de l’engagement auprès de ses clients, mais également des prospects, choisissez un prestataire capable de vous proposer des solutions de marketing multicanal, passant par le téléphone, le SMS, les e-mails, le tchat, etc.

Le prestataire idéal doit être capable de mener des actions destinées à atteindre un taux de conversion optimisé par différents moyens :

  • En segmentant votre base de données client pour un ciblage optimisé en fonction de critères définis avec vous (affinités commerciales, géographiques…),
  • En mettant en place des tableaux de bord et des indicateurs de performance pour un meilleur suivi des techniques et des actions commerciales mises en place,
  • En analysant votre clientèle, ses attentes, ses besoins avérés ou potentiels, puis en adaptant le discours de ses équipes,
  • En analysant les campagnes multicanales effectuées, permettant à votre entreprise d’effectuer un meilleur calcul ROI

Pour aller plus loin

Dans un secteur où chaque contact compte, un CRM correctement alimenté relie l’appel, la fiche prospect et la relance : c’est précisément ce que documente notre article sur la relation client immobilière externalisée.

Externalisation du service client : bâtir un cahier des charges efficace

Une externalisation service client se joue avant la première réunion avec un prestataire. Elle se joue en amont, dans le document qui décrit ce que vous attendez : le cahier des charges. Mal écrit, il produit des offres incomparables entre elles, puis des malentendus opérationnels dès le premier mois. Bien écrit, il fait le tri à votre place et sert ensuite de référence quand un désaccord apparaît.

Ce que le cahier des charges décide dans une externalisation service client

Un cahier des charges d’externalisation service client est le document par lequel une entreprise décrit son besoin avant de consulter des prestataires. Il précise les flux à traiter, les volumes, les règles de traitement, les niveaux de service attendus et les contraintes de conformité. Il ne fixe pas encore les engagements réciproques : cette étape relève du contrat, traitée dans notre article sur les points clés d’un contrat d’externalisation.

Cette distinction évite en outre une confusion coûteuse. Le cahier des charges exprime un besoin, tandis que le contrat formalise un engagement. Écrire le second sans avoir écrit le premier revient à négocier des pénalités sur un périmètre que personne n’a décrit précisément.

Son autre fonction reste souvent sous-estimée. En effet, rédiger ce document oblige l’entreprise à formuler des règles qui n’existaient jusque-là que dans la pratique des équipes. Beaucoup de projets découvrent à ce moment précis que les cas courants n’ont jamais été écrits.

Les huit rubriques d’un cahier des charges service client

En pratique, un document utile tient en huit rubriques. Au-delà, il devient illisible pour ceux qui doivent y répondre ; en deçà, il laisse chaque prestataire combler les blancs à sa façon.

Rubrique Ce qu’il faut réellement écrire Erreur fréquente
Contexte et objectifs Pourquoi vous externalisez maintenant, quel problème cela doit résoudre Présentation institutionnelle sans objectif mesurable
Périmètre confié Flux traités, flux exclus, cas limites nommés un par un Un périmètre « service client » sans liste des exclusions
Volumétrie Contacts par canal, par jour et par heure, avec les pics connus Une moyenne mensuelle, qui masque toute la saisonnalité
Workflow de prise en charge Réception, qualification, traitement, escalade, clôture Rubrique absente, laissée à l’appréciation du prestataire
Consignes de traitement Règles décisionnelles, gestes autorisés, formulations imposées Des intentions de ton, sans règle applicable
Indicateurs Définition écrite de chaque indicateur, mode de calcul, fréquence Une liste de sigles sans définition partagée
Données et conformité Nature des données, accès, notification des incidents, restitution Une simple mention « conforme au RGPD »
Réversibilité Conditions de sortie, restitution des données, transfert des procédures Rubrique repoussée, puis oubliée jusqu’au jour du changement

Quatre de ces rubriques manquent régulièrement dans les documents que nous recevons : le workflow, les consignes, la définition des indicateurs et la réversibilité. Or ce sont précisément celles qui déterminent la qualité du service rendu. Les quatre autres se remplissent facilement, ce qui explique sans doute leur présence systématique.

Le périmètre lui-même se tranche en amont de cette description. Notre article sur l’externalisation partielle ou totale aide à décider ce qui part et ce qui reste avant d’écrire la rubrique.

Décrire le workflow réel de prise en charge

Un prestataire ne peut pas reproduire ce qu’il ne voit pas, quelle que soit son expérience. Décrire le circuit d’un contact, de son arrivée à sa clôture, vaut mieux qu’une longue description des valeurs de l’entreprise.

Réception : par quel canal, dans quel outil, avec quelles informations

Qualification : quelles catégories, quel niveau de priorité, quels critères

Traitement : qui fait quoi, avec quels droits dans le système

Escalade : quel déclencheur, vers quel interlocuteur nommé

Clôture : quelles conditions, quelle trace, quelle relance éventuelle

Nous observons que les démarrages les plus rapides reposent sur cette description écrite en amont, plutôt que sur une reconstitution pendant les premières semaines. Reconstituer un circuit en production coûte en effet du temps aux deux parties, et cela produit des interprétations divergentes à corriger ensuite.

Un point mérite d’être écrit noir sur blanc : ce que le prestataire n’a pas le droit de décider. Ainsi, un remboursement, un geste commercial ou une modification de contrat relèvent d’un arbitrage interne. Sans cette limite explicite, chaque conseiller trace sa propre frontière, et elle varie d’une personne à l’autre.

Écrire des consignes exploitables plutôt que des intentions

La plupart des cahiers des charges décrivent en réalité une ambiance plutôt qu’une règle. Une consigne devient exploitable lorsqu’elle permet à un conseiller de trancher seul, sans appeler son superviseur.

Formulation courante Formulation exploitable
« Rester à l’écoute du client » Reformuler la demande avant toute proposition, puis vérifier l’accord du client
« Traiter rapidement les réclamations » Accuser réception le jour ouvré de l’arrivée, apporter une réponse de fond ensuite
« Faire preuve de souplesse commerciale » Geste autorisé jusqu’à un plafond défini, au-delà transmission au référent interne
« Respecter l’image de la marque » Vouvoiement systématique, signature type imposée, trois formules d’excuse fournies

Concrètement, une consigne bien écrite se reconnaît à un test simple. Deux conseillers différents, lisant la même phrase, doivent prendre la même décision. Si ce n’est pas le cas, la consigne décrit une intention, pas une règle.

Ces définitions servent ensuite tout au long de la prestation. Notre article sur la façon de piloter la qualité d’un service client externalisé montre comment elles s’utilisent en revue mensuelle.

Définir les indicateurs avant de les exiger

Réclamer un taux de résolution au premier contact sans en écrire la définition ouvre un désaccord garanti au premier reporting. Chaque indicateur mérite donc trois lignes dans le cahier des charges : ce qu’il mesure, comment il se calcule, à quelle fréquence il se lit.

Indicateur Ce que le document doit préciser Piège classique
Délai de première réponse Heures ouvrées ou calendaires, point de départ retenu Compter un accusé automatique comme une réponse
Résolution au premier contact Ce qui compte comme résolu, fenêtre de réouverture prise en compte Clôturer vite pour améliorer artificiellement le taux
Satisfaction client Question posée, échelle, moment d’envoi, taux de réponse attendu Comparer des enquêtes envoyées à des moments différents
Taux de contacts traités Périmètre exact des contacts comptés, exclusions listées Exclure discrètement les cas difficiles du calcul

Précisons un point que beaucoup d’appels d’offres traitent à l’envers. Un indicateur cible n’a de valeur qu’accompagné de sa méthode de mesure, et cette méthode doit venir de vous. Laisser le prestataire proposer ses propres définitions revient à lui confier la note de son propre examen.

Données personnelles : ce que le cahier des charges doit imposer

Un service client externalisé traite des données personnelles, ce qui place le prestataire dans le rôle de sous-traitant. La CNIL recommande de sélectionner des sous-traitants présentant des garanties suffisantes, et d’exiger la communication de leur politique de sécurité informatique et de leurs certifications.

La même source précise les mentions que le contrat doit prévoir. Retenons celles qui se préparent dès le cahier des charges : la répartition des responsabilités en matière de confidentialité des données, les conditions de restitution et de destruction des données en fin de contrat, les règles de gestion et de notification des incidents, ainsi que la revue régulière des mesures de sécurité. La CNIL recommande également de vérifier l’effectivité des garanties par des audits de sécurité et des visites d’installations.

Écrire ces exigences en amont change la nature des réponses reçues. En effet, un prestataire qui les découvre après avoir chiffré son offre les intègre rarement sans revoir son prix.

Réversibilité : la rubrique écrite en dernier, regrettée en premier

Personne n’a évidemment envie de décrire la fin d’un partenariat au moment de le lancer. Cette rubrique protège pourtant l’entreprise plus sûrement que n’importe quelle pénalité.

Trois éléments suffisent pourtant à la rendre utile. D’abord, le format et le délai de restitution des données, ainsi que leur destruction chez le prestataire. Ensuite, la propriété des procédures écrites pendant la prestation, y compris celles enrichies par les équipes du prestataire. Enfin, la durée d’accompagnement prévue en cas de changement, pendant laquelle l’équipe sortante reste disponible.

Disons-le franchement : une entreprise qui n’a pas prévu cette rubrique reste captive de son prestataire, même insatisfaite. Reconstruire des procédures perdues coûte en effet plus cher qu’un désaccord commercial.

La même exigence vaut une fois le contrat signé. Savoir mesurer les performances d’un prestataire prolonge naturellement le travail de définition mené dans le cahier des charges.

Comparer les réponses reçues sans se laisser séduire

Un bon cahier des charges rend d’ailleurs les offres comparables. Encore faut-il fixer la grille d’évaluation avant de les lire, sinon le document le mieux présenté prend l’avantage sur le mieux-disant opérationnel.

  • Compréhension du périmètre. Le prestataire reformule-t-il vos cas limites, ou reprend-il votre texte à l’identique ?
  • Traitement des zones grises. Signale-t-il ce que votre document ne dit pas ? C’est le meilleur signal de lecture réelle.
  • Dispositif de contrôle proposé. Quel échantillon, quelle fréquence, quel référentiel de conformité ?
  • Montée en charge décrite. Quel effectif à quelle date, avec quel plan de formation associé.
  • Conformité et sécurité. Réponses précises aux exigences de la rubrique données, sans formule générale.

Une réponse qui pointe les manques de votre document vaut donc mieux qu’une réponse parfaitement alignée. La première signale un lecteur attentif, la seconde parfois un simple copier-coller.

Reste à identifier les interlocuteurs à consulter. Nos critères pour trouver le centre de contact adapté à votre besoin complètent la grille de comparaison décrite plus haut.

Faire relire son cahier des charges avant de l’envoyer

Un document écrit en interne porte forcément les angles morts de ceux qui l’ont rédigé. Les cas traités quotidiennement paraissent évidents, donc personne ne les écrit, alors que ce sont eux qui posent problème au démarrage.

ProContact opère des centres de contact francophones depuis 2001, à l’Île Maurice, à Madagascar et à Rodrigues. Nos équipes relisent régulièrement des cahiers des charges avant consultation, pour signaler les rubriques manquantes et les consignes non applicables. Cette lecture relève de la relation client externalisée autant que l’exploitation elle-même. Les modes de fonctionnement décrits ici relèvent de notre pratique opérationnelle ; les délais et niveaux de service opposables restent ceux définis avec chaque client dans le contrat.

Une limite mérite d’être énoncée avant qu’on l’oppose. Faire relire son document par un prestataire candidat crée un déséquilibre, puisque celui-ci connaît alors le dossier mieux que ses concurrents. Deux options existent : solliciter une relecture hors consultation, ou partager les remarques reçues avec tous les candidats. Ce raisonnement vaut pour toute externalisation de services, quel que soit le métier concerné.

Une fois le cahier des charges rédigé, reste à piloter la prestation au quotidien : voir Les 10 règles clés pour réussir son externalisation de service client.

Questions fréquentes sur le cahier des charges d’externalisation service client

Qu’est-ce qu’un cahier des charges d’externalisation service client ?

C’est le document par lequel une entreprise décrit son besoin avant de consulter des prestataires : flux à traiter, volumes, règles de traitement, niveaux de service attendus et contraintes de conformité. Il précède le contrat, qui formalise ensuite les engagements réciproques.

Quelle différence entre un cahier des charges et un contrat d’externalisation ?

Le premier exprime un besoin et sert d’abord à consulter le marché. Le second formalise un engagement une fois le prestataire choisi. Rédiger un contrat sans cahier des charges revient à négocier des pénalités sur un périmètre que personne n’a décrit précisément.

Quelles rubriques un cahier des charges doit-il contenir ?

Huit suffisent : contexte et objectifs, périmètre confié, volumétrie, workflow de prise en charge, consignes de traitement, indicateurs, données et conformité, réversibilité. Les quatre rubriques du milieu manquent le plus souvent, alors qu’elles déterminent la qualité du service rendu.

Pourquoi décrire le workflow de prise en charge ?

Parce qu’un prestataire ne reproduit pas ce qu’il ne voit pas. Décrire la réception, la qualification, le traitement, l’escalade et la clôture évite une reconstitution en production, qui coûte du temps aux deux parties et produit des interprétations divergentes.

Comment écrire une consigne réellement applicable ?

Un test simple suffit : deux conseillers lisant la même phrase doivent prendre la même décision. « Faire preuve de souplesse commerciale » échoue à ce test, alors qu’un geste autorisé jusqu’à un plafond défini le passe sans difficulté.

Faut-il définir les indicateurs dans le cahier des charges ?

Oui, avec leur mode de calcul et leur fréquence de lecture, sinon le premier reporting ouvre un désaccord. Laisser le prestataire proposer ses propres définitions revient à lui confier la note de son propre examen. Trois lignes par indicateur suffisent généralement.

Que dit la CNIL sur le choix d’un prestataire traitant des données ?

Elle recommande de sélectionner des sous-traitants présentant des garanties suffisantes et d’exiger la communication de leur politique de sécurité informatique et de leurs certifications. Elle recommande également de vérifier l’effectivité de ces garanties par des audits et des visites d’installations.

Qu’est-ce que la réversibilité dans une externalisation ?

Il s’agit des conditions de sortie : restitution et destruction des données, propriété des procédures écrites pendant la prestation, durée d’accompagnement en cas de changement de prestataire. Sans cette rubrique, une entreprise insatisfaite reste captive.

Un prestataire candidat peut-il relire le cahier des charges ?

Cela crée un déséquilibre, puisqu’il connaît alors le dossier mieux que ses concurrents. Deux solutions existent : solliciter une relecture hors consultation, ou partager les remarques reçues avec l’ensemble des candidats.

Un cahier des charges précis vaut mieux qu’un contrat sévère

En somme, les pénalités ne réparent pas un périmètre mal décrit. Elles constatent un échec, elles ne le préviennent pas. Un cahier des charges qui nomme les cas limites, décrit le circuit réel et définit ses indicateurs évite la plupart des situations où ces pénalités deviendraient utiles.

La bonne question à se poser avant d’envoyer le document n’est donc pas « ai-je tout dit ? », mais « qu’est-ce qu’un lecteur extérieur ne peut pas deviner ? ». Tout ce qui figure dans cette seconde liste appartient au cahier des charges, et nulle part ailleurs.

Pour faire relire votre document ou construire sa trame, nos équipes réalisent ce cadrage dans le cadre de l’audit gratuit, avant tout engagement.

Demander un audit gratuit

Externaliser son secrétariat ? La bonne solution !

Le secrétariat ne se limite pas à décrocher le téléphone et à organiser des rendez-vous. Il conditionne la qualité de l’accueil, la fiabilité du suivi administratif et, très souvent, la première impression que vos clients se font de votre entreprise. Quand le volume ne justifie pas encore une embauche à temps plein, ou quand une absence désorganise toute la semaine, externaliser son secrétariat devient une option sérieuse.

Cet article détaille ce que recouvre réellement le télésecrétariat, les prestations que vous pouvez déléguer, les quatre formes qu’il prend selon les métiers, et les critères qui permettent de choisir un prestataire en connaissance de cause.

Externaliser son secrétariat : de quoi parle-t-on exactement ?

Le télésecrétariat consiste à confier tout ou partie des tâches de secrétariat à une équipe externe, qui travaille à distance avec ses propres locaux, ses propres outils et ses propres lignes. Vous ne recrutez pas, vous ne formez pas, vous n’équipez pas : vous achetez un service calibré sur un volume et sur des plages horaires.

La différence avec un poste interne tient en trois points. La charge devient variable au lieu d’être fixe. La continuité repose sur une équipe et non sur une seule personne. Les horaires couverts ne dépendent plus d’un contrat de travail unique.

Quelles prestations confier à un télésecrétariat ?

La gestion des appels

Réception des appels entrants, filtrage selon l’urgence, transfert vers le bon interlocuteur, prise de messages, et appels sortants de suivi. Le tri est ce qui change le plus le quotidien : les demandes d’information courantes sont traitées à la source, et seuls les appels qui vous concernent vraiment vous parviennent.

L’agenda et la prise de rendez-vous

Planification selon vos priorités et vos disponibilités, confirmation par téléphone ou par courriel, gestion des annulations et des reports. La confirmation systématique réduit les rendez-vous non honorés, un poste de perte réel dans toutes les activités où le temps se facture.

Les e-mails et le courrier

Tri, réponse et redirection des messages selon vos consignes, rédaction des correspondances courantes, réception, numérisation et archivage du courrier papier. L’objectif est simple : que rien n’attende, et que la trace écrite reste exploitable.

La frappe, la retranscription et les données

Frappe et mise en forme de documents, retranscription audio de comptes rendus et d’entretiens, création et mise à jour de bases de données. Selon les métiers s’y ajoutent l’établissement et le suivi des devis et des factures, la relance des impayés et le suivi des présences.

Les quatre formes de télésecrétariat

Toutes les activités n’ont pas les mêmes exigences. Quatre profils se distinguent nettement, et le choix du prestataire dépend directement de celui qui vous correspond.

Type Pour qui Ce qui le caractérise
Général Toutes structures Accueil téléphonique, agenda, e-mails, frappe et mise en forme
Médical Professionnels de santé Prise de rendez-vous patients, préparation des dossiers, vocabulaire et contraintes du secteur
Juridique Avocats, notaires, professions du droit Retranscription d’actes, suivi de dossiers, terminologie juridique, exigence de discrétion renforcée
PME et artisans Petites structures Appels, facturation, suivi administratif, forte souplesse sur les volumes

Le télésecrétariat ne concerne pas que les grandes structures. Les PME, les artisans et les professions libérales y recourent également, souvent pour absorber un volume d’appels et de tâches administratives qui ne justifie pas encore une embauche à temps plein.

Quand externaliser son secrétariat devient la bonne décision

Plusieurs situations reviennent régulièrement :

  • vous démarrez votre activité et le volume ne justifie pas la création d’un poste ;
  • vos équipes absorbent un surcroît durable de travail administratif ;
  • une absence, un congé ou un départ laisse le secrétariat sans relais ;
  • vous avez besoin d’un renfort sur des pics identifiés : fin de mois, exercices comptables, campagnes commerciales, périodes de forte transaction ;
  • les tâches administratives consomment le temps que vous devriez consacrer au développement.

Le critère de décision n’est donc pas le volume seul. C’est la valeur du temps que ces tâches vous prennent, et le coût réel de leur interruption.

Ce que le prestataire fournit et comment il facture

Le prestataire apporte les collaborateurs formés, le matériel, les logiciels, les lignes et l’encadrement. C’est ce qui explique l’essentiel de l’écart avec un poste interne : vous ne financez ni l’équipement, ni la formation initiale, ni les périodes creuses.

La facturation se fait généralement à l’heure ou à l’unité de traitement, ce qui permet de suivre la dépense au plus près de l’activité réelle. Les plages horaires couvertes se négocient au moment du cadrage. Chez ProContact, présent dans l’océan Indien depuis 2001 sur trois sites, Maurice, Madagascar et Rodrigues, cette répartition permet d’étendre l’amplitude au-delà de celle d’un bureau unique. Il s’agit de notre organisation opérationnelle : les horaires et les délais contractuels restent ceux définis avec chaque client.

Comment choisir son prestataire de télésecrétariat

Cinq points méritent d’être vérifiés avant de signer.

  1. La modularité de l’offre. Les formules doivent pouvoir suivre la charge à la hausse comme à la baisse, sans renégociation lourde à chaque variation.
  2. La continuité du service. Demandez comment sont couverts les absences, les congés et les incidents techniques. Un prestataire structuré répond par une organisation, pas par une personne.
  3. La disponibilité réelle. Un secrétariat connaît peu de temps morts. Faites préciser les plages garanties, les délais de reprise et le comportement en cas de pic imprévu.
  4. Les engagements écrits. Outils utilisés, effectifs affectés, temps de traitement, niveau de compétence attendu : ce qui n’est pas écrit dans le cahier des charges ne sera pas opposable.
  5. La confidentialité et la protection des données. Agendas, dossiers patients, actes juridiques, fichiers clients : le périmètre confié est sensible. Vérifiez les engagements de conformité et les mesures techniques en place.

Externaliser son secrétariat pour rendre du temps à votre cœur de métier

Le télésecrétariat ne se juge pas au nombre de tâches déléguées, mais à ce que ce transfert libère. Les tâches administratives courantes sont indispensables au fonctionnement de l’entreprise, mais elles ne créent pas votre avantage concurrentiel. Les confier à une équipe formée, sur un volume que vous pilotez, revient à rendre à vos équipes les heures qu’elles consacraient à faire tourner la structure plutôt qu’à la développer.

ProContact accompagne les PME, les professions libérales et les professionnels de santé sur ce périmètre, avec des collaborateurs formés au métier et une organisation répartie sur trois sites. Parlons de votre volume, de vos horaires et de vos contraintes de confidentialité.

Étudier mon besoin de télésecrétariat

Pour aller plus loin